11

Mar

2015

Qu’est-ce que le thé ?

Ou plutôt, de quoi parlons nous lorsque nous écrivons « thé ». Lorsque ce mot est utilisé, il recouvre toute sorte de boissons. Aussi faut-il préciser un peu de quoi l’on parle.

Sur ce blog donc, lorsque nous parlons de thé, il s’agit de la boisson qui résulte de l’infusion de feuilles cueillies sur des plants de Camellia sinensis. Cette plante se décline en deux grandes variétés: camellia sinensis sinensis et camellia sinensis assamica.

C’est le premier, qui pousse en Chine, qui nous intéresse particulièrement.

En revanche nous ne parlerons pas, ou très peu, de thés aux herbes, fleurs ou plantes autres que le camellia sinensis.

Le camellia sinensis sinensis se décompose ensuite en de multiples variations, mutations provoquées ou naturelles que l’on appelle cultivar.

Le thé peut être composé des plus jeunes bourgeons, des premières feuilles ou de feuilles plus matures. Quelques exemples pour vous montrer la diversité des thés et des productions:

Pour les thés verts, ce sont généralement les bourgeons que l’on récolte. Dans ce cas, plus la récolte est précoce, meilleur est le thé. Pour prendre l’exemple des thés verts Long Jing (puits du dragon), un célèbre thé vert des environs de Hangzhou, nous recevons les meilleurs grades autour du 25-27 mars. Les récoltes suivantes viendront plus tard jusqu’à mi-avril.

Comme pour les Long Jing, les thés blancs Bai Hao Yinzhen ne sont constitués que des jeunes bourgeons issus des plants. Ces bourgeons dont les petits poils donnent un aspect argenté aux feuilles lui ont donné son nom : Aiguilles d’Argent en français.

A l’inverse les thés Pu Er, dont la production diffère totalement, permettent d’illustrer la grande variété des thés chinois. Ceux-ci résultent d’assemblages de différentes feuilles dont les âges et les provenances peuvent varier. Les Pu Er qui sont parfois présentés compressés sont le résultat du travail d’un maître assembleur qui reproduit les recettes de la maison à laquelle il appartient. Dans une galette on trouve donc des feuilles qui peuvent avoir une origine différente. L’important étant de refléter l’identité de la recette.

Et certains thés rouges sont également fumés aux écorces de bois ou aux Longans (un fruit tropical)…

Difficile donc de généraliser tant les thés et les méthodes de production sont grandes. Le seul point commun entre tous ces thés : la plante dont on cueille les feuilles.

A bientôt !

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Auteur

tom

Passionné par la Chine et ses cultures, le thé, le vin, les bons bouquins de SF. Travaille dans l'ecommerce depuis Shanghai où il vit.

 

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