06

Mai

2015

Le thé noir chinois

Le thé noir est une catégorie de thé dont les feuilles ont subi une oxydation maximale, plus importante que les thés blancs, verts ou les oolongs. Ce sont des thés dont le bouquet est certainement plus puissant que d’autres thés. Pour les chinois, ce thé est dit « rouge » en se réferrant à la couleur de son infusion. Les européens parlent de thé noir à cause de la couleur des feuilles de thé auxquelles l’oxydation confère une couleur noire.

Le processus de production peut se réduire aux étapes suivantes : dessiccation des feuilles, roulage, oxydation. En revanche, les processus divergent à ce moment là et chaque thé porte des spécificités dans sa production.

Les principaux thés rouges sont produits dans les provinces de l’Anhui, du Fujian et du Yunnan.

Anhui
La province de l’Anhui est source du thé noir Qi Men (祁门) occidentalisé sous le nom de Keemun. C’est un thé caractérisé par des notes de prunes, de malt, de douces notes fumées et des notes résiduelles évoquant la noix de coco. Le cultivar utilisé pour ce thé est identique à celui du thé vert Huangshan Maofeng, lui aussi produit dans l’Anhui. En revanche, tandis que le thé vert est un thé très ancien, la production du Qi Men n’a démarré qu’à la fin du 19ème siècle.

Fujian
La province du Fujian compte une très belle diversité de thés noirs.
Le plus prestigieux d’entre eux est le Jin Jun Mei. C’est un thé dont seul le bourgeon est cueilli. Les plus hauts grades de Jin Jun Mei sont produits à partir de théiers au coeur du parc naturel des monts Wuyi, aux pieds des superbes pics rocheux pour lequel le parc est célèbre. La zone de culture étant très limité et prestigieuse, les bourgeons étant aussi très légers, le prix au gramme de ce thé s’est envolé. C’est aujourd’hui un thé inabordable pour le commun des mortels. Il existe toutefois de très belles qualités dans des zones périphériques des monts Wuyi, également excellents et qui ne font pas l’objet d’une telle spéculation.

Le Zhengshan Xiaozhong (Lapsang Souchong) est également un sublime thé noir du Fujian. Ce thé est marqué par deux particularités. D’abord, ce sont ici les 4ème et 5ème feuilles que l’on utilise pour ce thé tandis que la majorité des thés n’utilise que le bourgeon et/ou les deux premières feuilles. Ensuite, les feuilles de thé sont fumés aux écorces de pin conférant au Zhenshan Xiao Zhong son bouquet si particulier. A la dégustation, ce thé révèle des notes fumées d’écorce de pin, de longan, de cacao et parfois même de whisky.

Enfin, ce sont les trois grands thés noirs du Fujian (appelés par conséquent « grands thés rouges »). Il s’agit du Tanyang Gongfu, Zhenghe Gongfu et du Bailin Gongfu. Ces trois thés sont généralement moins onéreux à grade équivalent que le Zhengshan Xiaozhong (Lapsang Souchong). Le Tanyang Gongfu qui est le seul de ces trois thés que nous proposons est un thé avec de fortes notes de Longan, caractéristique aromatique première de ce thé.

Yunnan
La province du Yunnan est enfin connu pour un grand nombre de thés rouges, tantôt encore compressé en galette, tantôt en vrac. Nous ne proposons malheureusement que le Dian Hong (que l’on trouve en occident sous les noms Yunnan, Grand Yunnan ou Yunnan Gold).
Le Dian Hong est un thé très aromatique qui se développe tout en rondeur, aux notes maltées nuancées par le lychee, le longan, la rose. Un thé sublime qui existe dans d’infinis variations.

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Auteur

tom

Passionné par la Chine et ses cultures, le thé, le vin, les bons bouquins de SF. Travaille dans l'ecommerce depuis Shanghai où il vit.

 

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